Le Leitmotiv : "When you talk it's like a movie and it's making me crazy "
On parle
toujours de ce lien entre le cinéma et la littérature mais jamais assez de la
relation entre le cinéma et la musique. Certes, s’il n’y avait pas de romans,
on n’aurait jamais eu cette faculté d’inscrire les interprétations du monde en
images et en sons. Pourtant, la musique,
elle inscrit le monde dans une dimension sensorielle tellement puissante
que l’on pourrait parfois confondre la réalité et l’illusion.
D’une part il y'a le mouvement des flots, calme et chaotique ; et la forme musicale, en tant que cycle établi dans le temps s’y greffe et trouve par hasard des points de synchronisme avec l’image cinématographique. D’autre part il y'a la signification plus profonde de ce que l’océan évoque chez nous, le langage des peintres ou poètes guidé par ces sensations. Ainsi la musique en tant que discours poétique peut être le moyen de transcender l’océan, de l’inclure au récit et à la part d’imaginaire proposé au spectateur.
Les
films les plus réussis ne sont-ils pas ceux qui ont les bandes-son les plus
énormes ? Mais aussi, un film avec un scénario et des acteurs quelconques cartonne sur l'affiche grâce à une musique du tonnerre qui donne du punch ou qui bien au contraire donne à se noyer dans son subconscient ?
Dernièrement, il me semble que ma vie est rythmée d'une musique digne des plus grands films. Elle est présente dans mon quotidien et représente à chaque instant un élément de décor du film de ma vie. Aujourd'hui, en écoutant trois morceaux de musiques, j'ai entendu la voix d'un personnage figurant dans ma vie. Pur hasard ou coïncidence ? En tout cas, ces chansons ont joué le rôle d'un véritable outil à suspens.
This is a song that should be a Movie Soundtrack :
Se peut-il ? Se pourrait-il qu'il ait autant d'émotions qui me transpercent le cœur, qui me donnent la chair de poule et qui finissent par me donner les larmes aux yeux ?Nonnon, je ne suis pas en train de décrire les effets d'un chagrin d'amour, mais bien les effets sonores de la musique.
Chaque nuit, j'entretiens des liaisons musicales par dizaine. J'aime entendre l’âme de chaque chanson retentir en moi. J'aime que leurs paroles me transpercent les orifices. Comme une libertine groupie, je les écoute et je l'ai chérie comme de nobles amantes d'une seule nuit. Il me prend parfois de dire que mes multiples romances musicales vont me falloir des liaisons cacophoniques, mais chacune d'elles me transporte dans d'autres cieux. Je me prends bien du plaisir à cette variation d'air exubérante, car la monogamie musicale est presque interdite de nos jours. La multiplication des conquêtes serait même à prescrire contre le mono-sensationnalisme. Musique douce ou violente, chacune d'entre elles me donne l'illusion de ses propres accords avec la vie.
Le progressisme musical est sans limites, mais pas sans illusion. Mais, je ne veux rien entendre. Comme noyer dans un océan, porté par le rythme de ses vagues, rien ne peut couper le son. Je respire les mélodies toujours à la recherche du trésor musical rarissime et à chaque refrain, je me perds dans l'étendue de la passion. Quand j'atteins enfin le nirvana, je me mouve dans la marée mélodieuse. Quand il faut refaire surface, la nostalgie de l'émotion me retient dans un mutisme fracassant. Et pour finir, la mémoire du passé qui me hante emporte ma voix au loin dans la locomotive de l'émotion.
Exit l'effet Mozart ou Vivaldi. Notre cerveau est bien une boite musicale qui recèle de terminaisons musicale à exploiter mais surtout à entretenir. La nourriture musicale est certes une bonne source de nutriments pour garder la pêche. Seulement, outre ses fonctions bénéfiques pour l'humeur, la musique regorge de vertus encore inexploitées mais surtout encore très mal connues par nos sociétés actuelles.
On ne saura jamais prouver l'existence d'un cerveau parfaitement musical, ceci dit, la pratique de la musique alimente des connexions entre les deux hémisphères cervicaux. Jouer sur nos deux plateformes de cordes nerveuses, voila ce que propose cette gymnastique musicale. Par analogie, la maîtrise d'un instrument musical et la composition musicale se substituent dans la réalité à la maîtrise du système nerveux; en jouant sur nos terminaisons nerveuses et nos nombreux neurotransmetteurs, nous composons notre propre musique.
Ce jeux de réception, d'intégration et d'émission de signaux sonores représente la note majeure du cerveau. Nos sensations, nos mouvements, notre mémoire et notre conscience répondent à des stimulus musicaux non pas chimique mais bien psychique. En agissant comme un substrat auto-énergétique, l'homme s'auto-régénère et surtout redécouvre d'autres partitions musicales de son cerveau encore non entendues. C'est ce qu'on appellerai dans un autre monde : la régénérescence musicale.
« L’entreprise musicale ne connait pas de crise. Chaque nuit, la machine tourne faisant du débit émotionnel sa principale marchandise et de la synergie des mots et du son, sa marque déposée »Quand on est journaliste et quand on carbure à la musique, ce n’est pas très évident. Dans un monde laminé et terrassé par les souffrances et l’injustice sociale, il semblerait que pour le dénoncer, l’expression journalistique et musicale sont les meilleures voies pour toute sorte de revendication.
Souvent, le réalisme de la profession doublée de l’extravagance musicale produisent de nouvelles réflexions et expériences hors du commun. Dans d’autres circonstances critiques, la machine productive déraille et le bon sens part en grève. Cette faillite des facultés intellectuelles mène tout droit à ce que j’appellerai de faute de convention sémiotique au « Trouble de la personnalité musicale ». Une autre pathologie de la personnalité qui se classe par son caractère dualiste et ambivalent à coté des troubles de la personnalité ordinaire. Au-delà d’un certain héritage musical, le journaliste se perd dans la logique de précipitation et de concurrence car inscrit dans un système de journalisme de marché.
Un journaliste productif comme il se doit, doit faire l’impasse sur son inconscient individuel au profit de l’inconscient social. Cette prise de conscience, est une mesure quelque peu austère qu’il capitalise à bien mais au fait de la réalité sociale. Vous me direz bien que vers les 80’s, la musique faisait partie de la stratégie régulatrice du monde. Déjà pendant l’air Woodstock, la musique, avec ses sons percutants et ses paroles déstabilisantes a fait ouvrir les yeux de plus d’un. Les journalistes à cette époque se sont laissés charmés par toute sorte d’opiacé musical et la musique coulait dans leur sang comme coule les paroles de sagesses de leur bouche. Dans le fil du travail à la chaîne de la standardisation morale des sociétés : On enchaînait les chansons comme on enchaîne les idées d’écriture revendicatrice.
Les Résultats du bilan de l’activité journalistique actuelle ne sont ni rentables ni morales. On doit agir au plus vite afin de composer un référentielle à valeur à bon usage du journaliste. C’est la condition ultime pour la réussite de la communication de crise.
L’histoire ne se répète pas : « L’humanisme contemporain reste à inventer ». Il ne s’agit pas non plus de nier cette unité de pensée déjà existante qui lie les hommes entre eux. Mais L’humanisme contemporain ne sera pas un mouvement homogène bien défini mais bien un « festival » de pensées fait par les Hommes rassemblés autour d’un projet "musicaliste". Un mixage sonore d’idées et d’émotions rythmés par « les instrumentalistes » que nous sommes. Comme un couplage de notes et de partitions qui mobilisent harmonieusement le cœur des hommes, portés par une vision humaniste disparate et large d’esprit.
Habituellement, on dit que l’humanisme découle de toute doctrine qui a pour objet l’épanouissement de l’homme. D’un autre côte, il est plutôt apparenté à un mouvement littéraire et philosophique qui affirme la valeur de l’homme en tant qu’humain. C’est ainsi que certains lui prête d’être un modèle d’existence selon lequel l’homme doit se construire indépendamment de toute référence ou de critère religieux. De la renaissance aux lumières, l’on a vu que l’humanisme place l’homme au centre de ses préoccupations devenant carrément une divinité à l’époque médiévale. Alors qu’autant que courant de la pensée humaine revendiquant les privilèges de la raison, cette dernière est devenue un agent tout-puissant de l’humanité. En concevant l'homme comme un animal rationnel : Durkheim a inventé la sociologie, Lévi Strauss a révélé les structures latentes des sociétés, des langues et des fantaisies, Freud a analysé l'Inconscient et les rêves... Ces constructions semblent échapper à la volonté, à l'individu, elles apparaissent seulement en comparant entre elles les paroles et les actions des hommes. La subjectivité devient une illusion. N'y a-t-il donc pas de sens à cela ?
Dès lors, on peut se poser la question suivante : Que manque-il à la Raison ? Sans doute, des valeurs, des croyances, le sentiment esthétique ? Pour ma part, l’humanisme se place en réalité comme un système de valeurs et de principes qui affirme autrui comme une autre conscience dans une affectation harmonieuse. L’humanisme devient alors l’écho qui raisonnera en nous à travers l’expression musicale. « La musique rachète l’homme » dit-on, probablement dans le fait que l’humanisme se manifeste souvent dans les activités intrinsèquement désintéressées et épanouissantes. Mais pris d’un ego matérialiste, la réalité des choses peut littéralement changé. Mais ce n’est pas pour autant qu’on doit lui réfuter son privilège.
L’humanisme est paix universelle et coexistence en devenant la véritable traduction réaliste du modèle de surhomme Nietzschéen : la musique devient celle qui convertie en creusant les voies d’un ciel mystérieux et divin. C’est donc tautologique de dire que la musique est la première chose qui touche l’homme et donc par extension qu’elle soit un vecteur d’humanisme. La musique reste aussi avant tout une science et un langage, un art et une pratique sociale qui a participé au courant de l'humanisme. Dans cette portée, la musique est un amalgame de compositions réfléchies et ouvertes se transformant en une « vertu secrète et quasi incroyable à émouvoir les cœurs ». Pour que l’humanisme musical se concrétise, la musique doit devenir la « seconde langue obligatoire » de toutes les écoles du monde. Ils disent : “when the music’s over turn of the light”, notre survie dépend du renouvellement de l’illumination musicale.
Absolace est un groupe de la
nouvelle génération du rock progressif. Un produit du XXIème siècle tout droit venu de Dubaï : des émiraties
en bonne et du fort. Chroma Mera est une chanson de leur second opus du nom de
Fractals. Elle raconte l’histoire d’une vérité qui s’ajoute à notre océan de
connaissance.
La chanson débute avec une révélation qui semble toute fois
logique dans sa structure mais pas dans son contenu « I give in to the
absurd, and forfeit all I’ve learned. Back to simpler ways, cause I’m not here to stay». Car en effet, on ne pas
tirer une philosophie de vie d’après une seule expérience aussi mauvaise
soit telle. Mais le ton qui serre et le
registre qui se complique après nous faits
sentir que cette absurdité estintelligible en fait de compte.
C’est parce ce qu’« Un jour
seulement, le “ pourquoi ” s'élève et tout commence dans cette lassitude
teintée d'étonnement. » comme le disaitAlbert Camus dans Le Mythe de Sisyphe qu’il y’a des faits qu’on ne peut
pas affronter même en ayant pris conscience des interprétations. Pour ainsi
dire, le retour à au raisonnement par l’absurde est le seul moyen pour
affronter la vie. Tel un combat, à
travers cette chanson Nadim, notre
héro absurde brosse le portrait de cette
vérité chromatique.
La prise de conscience du caractère absurde de la vie devant de loin suscité un rejet dédaigneux du monde ne peut que conduire à l'action et à la révolte. Le héro a du affronter des obstacles
à l’instar de Mera, la femme d’Aquaman qu’on a condamnée à l’exclusion dans la
sphère terrienne. Leur destin croisé est porteur de similitudes et de convergences dans la mesure où les deux antihéros ont croisé et ont senti les mêmes illusions de la vie.
A la fin de la chanson, on peut entendre
clairement la superposition de leurs combats mutuels. Avec un ton qui monte et
une agressivité musicale qui est à son paroxysme, cette dualité enfonce les tensions et
l’engouffrent dans cet océan de mémoires et de vérités chromatique. C'est ainsi que le « paroliste » a choisi de clôturer cette partition épique limite mystique.
jeudi 11 octobre 2012
Madness
I have
finally realized what you mean…,
Madness est le second extrait de
l’album « The 2nd law » du trio britannique Muse. Premièrement
médiatisé sur Twitter, ce morceau a reçu l’étiquette de morceau déstabilisant
par les médias. En effet, au pays des libertés individuelles et au pays du
Figaro, celui-ci dérange et ébranle le règne de l’homme car il porte en
lui une des expressions de la nonchalance sociale. Déstabilisant pour le monde des hommes certes, le monde du rock n’a qu’à
bien se tenir car avec son expression suave et
minimaliste, l’électro-rock converti plus d'un.
Rythmé à l’image d’une relation
amoureuse entre un homme et une femme, Madness est l’expression d’un certain
masochisme. Moi je vous le dit bien le masochisme est l’hédonisme du XXIème siècle. Mais il n’en reste pas
moins que c’est la représentation d’une douleur musicale qui est chronique à
l’image des hauts et des bas dans la vie d’un couple.
Etre Submergé par le passé, revivre ses mémoires et arriver à
formuler des interprétations, c’est tout un cocktail follement
dosé que l’on déguste à travers l’histoire racontée. En effet, on boit les
paroles de Matthew Bellamy aveuglément mais aussi hasardement parce ce que au
fond de nous ça nous rappelle une douleur ou une pensée antécédente. Après
tout, même les sentiments sont subjectifs et les vérités absolues relèveraient
de l’aliénation.
Au moment clé de chaque chanson,
là où tous les instruments baissent le ton et où le chanteur se révolte :
notre Matthew a transformé ce moment particulier en à un moment prédictif
limite banal. Dans le clip de Madness : A l’instar de la police, les
autorités morales sont envahissantes. Transformant nos vies d’illusions de
force et de liberté. J’aurai voulu que Matthew s’écrive au nom du besoin d’amour
dans nos vies. J’aurais voulu que cette chanson soit un hymne à notre liberté
de folie. Madness est bien plus
affectueusement bouleversante qu’autre chose car l’instrumentalisation de nos
vies ne fait que commencer.